Les auxiliaires de l’Hortus

Les auxiliaires de l’Hortus de la Domus Augustae

Soucieuse du maintien de la biodiversité et la protection de l’environnement l’association Human-Hist a conçu un projet sur le développement des organismes auxiliaires dans son jardin (hortus de la domus). Ce projet a été réalisé grâce à l’action de volontaires du service civique et de membres de l’association.

Les organismes auxiliaires

Dans le cadre de la protection des végétaux, les organismes auxiliaires sont des organismes (animal ou végétal) qui aident à lutter contre d’autres organismes considérés comme nuisibles pour les cultures et les pollinisateurs. Ils peuvent être élevés et diffusés dans les cultures et les plantations afin de les protéger de certains prédateurs.

Leurs développements peuvent être favorisés par certaines pratiques comme la pose de nichoirs, de perchoirs, la conservation et la restauration de réseaux écologiques de types haies/bocage ou d’autres types de zones-tampon autour des cultures comme les bandes enherbées, bandes fleuries… Ils contribuent ainsi aux services écologiques rendus par la biodiversité.

L’exemple le plus connu sont les larves de coccinelles issues d’élevage et utilisées contre les pucerons, mais d’autres espèces sont également élevées et vendues comme auxiliaires des cultures ou des jardins comme les lombrics (vers de terre).

photo larve de coccinelle

Les enjeux écologiques

D’après un rapport de l’ONU de 2017, les pesticides génèrent encore beaucoup trop d’effets négatifs sur l’environnement et la santé et il est possible de produire assez de nourriture pour nourrir neuf milliards de terriens avec une agriculture plus écologique, et des quantités de pesticides chimiques substantiellement moins importante, si l’on utilise mieux la lutte biologique basée sur les auxiliaires de l’agriculture. Pour cela des mesures politiques sont nécessaires, afin d’accélérer le développement et l’utilisation d’une protection des cultures respectueuse de l’environnement. Les auxiliaires de l’agriculture sont maintenant également préconisés par la directive européenne sur l’utilisation soutenable des pesticides.

Les différents types d’organismes auxiliaires

Les organismes auxiliaires peuvent être de différente nature comme certains :

  • mammifères : tel le hérisson ;
  • oiseaux : comme la Mésange bleue ou la Bergeronnette printanière ;
  • reptiles : comme les lézards, orvets ou serpents ;
  • amphibiens comme les grenouilles et les crapauds ou comme les salamandres et les tritons ;
  • insectes : provenant d’élevage spécifique comme les coccinelles ou de souches locales favorisées par le maintien de leurs habitats et plantes nourricières ;
  • arthropodes : comme l’araignée « Argiope frelon » ;
  • lombric : comme le ver de terre et ver rouge dit ver du fumier ;
  • nématodes ou vers ronds : qui vivent dans les sols, l’eau, les sédiments, le bois mort ou dans la nécromasse (matière organique morte) où ils sont bactérivores, détritivores ou micro-prédateur ;
  • plantes :
    • servant soit à accueillir des hôtes comme les Lavandes qui accueillent Hémérobes, syrphes, coccinelles, pollinisateurs et auxiliaires, oiseaux, abeilles ;
    • lutant directement contre les parasites comme la Ciboulette protégeant des Pucerons, tavelure et gale de la pomme, doryphores mauvaise santé de l’arbre, mildiou, rouille du groseillier ;

mais également des micro-organismes pathogènes comme les :

  • virus pathogènes d’insectes ;
  • bactéries libérant des substances endotoxiques ;
  • champignons entomophages, nématophages, antagonistes ou hyperparasites ;
  • protozoaires.

Les auxiliaires de la Domus

Ce projet comporte l’introduction d’auxiliaires tel que :

16 mars 2021